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samedi 5 novembre 2011

Manifestation à Paris, France le 5 novembre : au pays des droits de l'Homme, où sont les droits des Femmes?

La France manifeste contre les violences faites aux femmes ce 5 novembre à Paris : Contre les violences, au « pays des droits de l’Homme », où sont les droits des Femmes ?
Pour rejoindre la manifestation, suivez le parcours qui partira de Paris - Bastille pour rejoindre Matignon où un rendez-vous est demandé ! (de Bastille, Boulevard Henri IV, rue des Fossés Saint Bernard, rue des Ecoles, rue de l’Ecole de Médecine, Carrefour de l’Odéon, rue Saint Sulpice, rue du Vieux Colombier, rue de Grenelle, rue du Bac, Matignon).
Pourquoi cette manifestation? Contre les violences, au « pays des droits de l’Homme », où sont les droits des Femmes ? La domination masculine imprègne l’ensemble des rapports sociaux entre les sexes. Elle distribue le pouvoir et les places de façon complètement inégalitaire entre les femmes et les hommes : au travail, dans la représentation politique, à la maison, dans le sport, les médias, les arts et la culture. Partout les femmes doivent se battre pour l’égalité. Les affaires récentes impliquant des hommes politiques ont mis en évidence un déni profond des violences faites aux femmes. Les insultes sexistes, les propos méprisants ont fusé et occupé écrans et colonnes de journaux. A l’heure actuelle, la confusion est grande entre libertinage et violence sexuelle, entre drague et harcèlement sexuel, entre relation sexuelle et viol. Ces affaires sont médiatisées uniquement en raison de la célébrité des hommes concernés.
Les violences envers les femmes sont quotidiennes et universelles sur l’ensemble de la planète. Elles sont l’expression des rapports de domination exercés par les hommes sur les femmes dans le système patriarcal.
Les violences, toutes les femmes connaissent : elles peuvent aller crescendo, de l’insulte au meurtre, en passant par le viol, du sexisme ordinaire au crime…

  • c’est la main aux fesses dans le métro et les sifflets méprisants dans la rue
  • c’est la fille obligée de s’habiller en jogging pour avoir la paix
  • c’est la femme menacée d’un mariage forcé
  • c’est la femme qui rentre à 2 heures du matin et regarde sans cesse derrière elle pour voir si personne ne la suit
  • ce sont les coups, injures, insultes, menaces, humiliations, viols par le conjoint
  • c’est la copine, au travail, harcelée constamment par son chef qui veut la faire « passer à la casserole »
  • c’est la lesbienne qui est violée pour lui apprendre ce qu’est « un homme, un vrai »
  • c’est la voisine qu’on entend crier et pour laquelle on hésite encore à appeler les flics
  • c’est la femme qui n’a jamais pu dire que son père l’a violée dans sa jeunesse etque cela a fichu sa vie en l’air
  • c’est la femme immigrée qui ne peut rien dire contre les violences de son mari quand son titre de séjour dépend de lui
  • c’est la femme violée dans un conflit armé qui réclame l’asile en France
  • c’est la mère de 3 enfants qui vit seule et est contrainte de se prostituer pour boucler les fins de mois
  • c’est la fille violée par plusieurs garçons, que ce soit dans une cave, un salon ou lors d’un bizutage
  • c’est la femme qui meurt sous les coups d’un conjoint ou d’un ex conjoint…
Nous féministes individuelles, associations féministes, syndicats et partis politiques, tenons à réaffirmer que la lutte contre les violences faites aux femmes est une lutte première pour atteindre l’égalité réelle entre les femmes et les hommes, et que nous continuerons à la mener envers et contre tout. Nous réaffirmons que les violences sexuelles ne sont pas du domaine du privé, du domaine de la drague et de la séduction. Elles sont du domaine public car elles tombent sous le coup de la loi.

NOS REVENDICATIONS

Pour lutter contre les violences, pour signifier l’interdit, il faut des lois à la fois ambitieuses et pleinement mises en oeuvre. Il faut donc avoir la ferme volonté politique de voter des lois efficaces et de les appliquer en se fixant comme tout premier objectif d’informer, de sensibiliser, de convaincre. Ce n’est pas le cas de la énième loi contre les violences votée, grâce à nos mobilisations, en juillet 2010.

Malgré des avancées, elle est en effet incomplète parce que de nombreuses revendications ont été laissées de côté lors des débats législatifs. En outre, les premières remontées sur son application semblent pour le moins « contrastées »… CA SUFFIT !

Parce que les violences ne doivent pas être une fatalité pour les femmes, nous exigeons, comme en Espagne, une loi cadre contre les violences faites aux femmes.

Tout de suite nous exigeons :

  • des campagnes d’information et de sensibilisation pérennes auprès de tous les publics et la mise en place d’une véritable éducation non sexiste à tous les niveaux de l’éducation nationale
  • une formation spécifique et obligatoire en matière de prévention et de prise en charge des violences faites aux femmes pour tou-te-s les professionnel-le-s concerné-e-s
  • la possibilité que toutes les femmes en danger de violences soient protégées, de par la loi, et non seulement celles victimes de violences conjugales ou menacées de mariage forcé.
  • le changement dans le code pénal et le code du travail de la définition du harcèlement sexuel. Le harcèlement sexuel c’est, comme le dit l’Union Européenne, un « comportement non désiré à connotation sexuelle »
  • la délivrance ou le renouvellement dans les plus brefs délais du titre de séjour pour les femmes étrangères victimes de violences conjugales.
  • le statut de réfugié pour toute femme demandant l’asile parce victime de violences sexistes, sexuelles ou lesbophobes
  • l’abrogation du délit de racolage et la mise en œuvre d’une politique de pénalisation du client de la prostitution.
  • une réelle politique de logements prioritaires pour les femmes en danger.
  • la mise en place d’un Observatoire national des violences qui étudie, impulse, évalue les politiques menées

Nous exigeons aussi que des moyens soient dégagés pour permettre un contrôle de l’application des lois sur les violences faites aux femmes. Nous exigeons qu’une commission de contrôle multipartite soit mise en place où siègeraient les pouvoirs publics, des parlementaires et des associations de défense des droits des femmes.

Enfin nous exigeons que les associations féministes conservent les missions de service public auprès des victimes qui leur sont conférées, ce qui implique non seulement le maintien des moyens financiers qui leur étaient accordés mais aussi leur augmentation. Il est hors de question que l’État se désengage ! Si des missions de service public sont transférées aux collectivités territoriales, le budget doit suivre ! MANIFESTATION NATIONALE

RENDEZ-VOUS SAMEDI 5 NOVEMBRE À 14H30 
PLACE DE LA BASTILLE À PARIS, France

Signataires : Collectif national pour les Droits des Femmes, Actit-Union des Femmes Socialistes, Agir contre le chômage, Alliance des Femmes pour la Démocratie, les Alternatifs,Alternative Libertaire, ANEF, Apel-Egalité, Association des communistes unitaires, Association Contre le Bizutage, Association Groupe Cadre de Vie, Association pour les Droits des Femmes du 20è, Association v.ideaux/teledebout.org, Atalante vidéo, Attac, CADAC, , Centre LGBT Paris Ile de France, CGT, Les Chiennes de garde, Collectif féministe Handicap, Sexualité, Dignité, Collectif féministe contre le Viol, Collectif Féministe « Ruptures » et Réseau Féministe « Ruptures », Collectif féminin masculin de Vitry, Collectif mixité CGT des Bouches du Rhône, Collectif région parisienne pour les Droits des Femmes, Comité de vigilance et de suivi pour l’application de la loi du 9 juillet 2010, Coordination lesbienne de France, DECIL : Démocratie et Citoyenneté Locale (Mantes la Jolie), Du Côté Des Femmes ( Cergy), L’égalité, c’est pas sorcier, FASTI, Elu-e-s contre les Violences faites aux Femmes, Europe Ecologie Les Verts, « Femmes libres » Radio Libertaire, Fédération nationale Solidarité femmes, Féminisme-enjeux Théâtre de l’Opprimé, Femmes solidaires, FIT, une femme, un toit, FSU, Garçes (groupe d’action et de réflexion contre l’environnement sexiste, Sciences po Paris), Gauche unitaire, Initiative des Femmes Kurdes en France, Initiative Féministe Européenne France, Inter LGBT, Intersyndicale CFDT-CGT SDFE, Lesbiennes of Color, Ligue des Droits de l’Homme, Ligue des Femmes Iraniennes pour la Démocratie, Maison des Femmes de Montreuil, Marche mondiale des Femmes, MJCF, Mouvement Jeunes Femmes, NPA, Osez le féminisme,Paroles de femmes, Parti Communiste Français, Parti de Gauche, Parti socialiste, Planning Familial, RAJFIRE, Socialisme et féminisme, SOS sexisme, Stop Précarité, UNEF, Union syndicale Solidaires.

L’adresse mail pour recevoir les signatures d’appel est signatures5novembre[at]gmail.com

Plus d'infos : http://www.collectifdroitsdesfemmes.org/spip.php?article325

mardi 5 juillet 2011

Violences faites aux femmes : le 9 juillet 2011 rassemblement à Paris pour une vraie politique!

Manifestation le 9 juillet 2011 : un an après le vote de la Loi du 9 juillet 2010 sur les violences faites aux femmes, le Collectif National pour le Droit des Femmes appelle à se rassembler devant le Ministère de la Justice à Paris (le 9 juillet 2011 à 11h00 à l'angle de la rue de la Paix et de la rue Daniele Casanova) et réclame notamment des moyens

Voici le texte du communiqué :
Indignadas !!!!!!!!
Le Comité de vigilance et de suivi de la loi du 9 juillet 2011 sur les violences faites aux femmes appelle à se rassembler à la date anniversaire devant le Ministère de la Justice à Paris
Parce que cette loi nous l’avons arrachée après plus de 3 ans de mobilisation
Parce que, même imparfaite, elle représente une avancée pour les femmes victimes de violences
Parce que le personnel de justice n’est pas formé
Parce que les femmes ne sont pas informées
Parce que l’ordonnance de protection est attribuée différemment selon les départements
Parce que les femmes sans papiers victimes de violences conjugales se voient justement demander tout un tas de papiers non requis pour avoir un titre de séjour provisoire
Parce qu’aucun rapport n’a été publié : ni sur les Algériennes, ni sur la formation des professionnelLEs, ni sur l’Observatoire national des violences.
Parce que l’on nous dit sans cesse que l’on manque de moyens alors que prévenir les violences revient moins cher qu’en traiter les conséquences
Parce que nous n’avons pas remarqué, même avec les « affaires » DSK, Tron et Mahéas, une farouche volonté politique de lutter contre les violences faites aux femmes
Parce que nous voulons des MOYENS et une VRAIE VOLONTE POLITIQUE pour l’application des lois contre les violences faites aux femmes
Parce que nous voulons des MOYENS pour les associations féministes qui travaillent avec les femmes victimes de violences
PARCE QUE L’ESPAGNE LE FAIT,POURQUOI PAS NOUS ?
NOUS MANIFESTERONS LE 9 JUILLET, JOUR ANNIVERSAIRE DE LA PROMULGATION DE LA LOI, A 11 HEURES A PROXIMITE DU MINISTERE DE LA JUSTICE ANGLE RUE DE LA PAIX, RUE DANIELE CASANOVA"

dimanche 30 janvier 2011

22 février 2011 : journée européenne des victimes à Paris et en France

22 février 2011, Journée européenne des victimes à Paris et en France : Parce que cela n'arrive pas qu’aux autres, montrons que nous sommes tous concernés et rassemblons-nous pour dire " NON A LA VIOLENCE ". L'association nationale pour la reconnaissance des victimes organise le Mardi 22 fevrier 2011 de 10h à 17h au TROCADERO à Paris la " journée européenne des victimes", avec la présence de nombreuses associations, services de l Etat, et des ateliers dédiés aux enfants. Au programme notamment des villages ouverts de 10h00 à 17h00 et un grand lâcher de ballons au Trocadéro à 13h00 en présence de nombreuses personnalités.
Dans le Village des Associations : si vous avez besoin d’information, d’aide ou de soutien … Que vous ayez été victime ou que vous connaissiez une victime, les associations sont là pour répondre à vos questions, vous écouter et vous aider.

Violences faites aux femmes
APACS association pour la protection contre les agressions et les crimes sexuels
ARFOG Accueil, réinsertion sociale des personnes et des familles Œuvre des gared
AVFT association européenne contre les violences faites aux femmes au travail
CFCV collectif féministe contre le viol
CNIDFF Centre national d'information sur les droits des femmes et des familles
ECVF élu/es contre les violences faites aux femmes
FEMMES SOLIDAIRES
GAMS groupe pour l’abolition des mutilations sexuelles féminines


Centres de soins
Institut de Victimolgie
Mémoire Traumatique

Protection de l’enfant

AIVI association internationale des victimes de l inceste
APEAS association de parents d’enfants accidentés par strangulation
APEV association des parents d’enfants victimes
ENFANCE ET PARTAGE
L’ENFANT BLEU
PHARE Prévention du mal être et du suicide des jeunes
UN MONDE A TRAVERS UN REGARD
Association JULIE

Autres victimes et fédérations généralistes
AFTV Association française des victimes du terrorisme
Comité de lutte contre la traite des êtres humains
FENVAC fédération nationale des victimes d'accidents collectifs
FPASVV fédération pour l’ide et le soutien des victimes de violences
INAVEM fédération nationale d aide aux victimes et de médiation
Planning familial
Dans le Village des Services Publics : Dans de nombreux ministères et collectivités territoriales, il existe des services en charge des victimes. Ils sont présents pour vous présenter leur rôle et les actions qu’ils mènent pour lutter contre les différentes violences. Avec la participation de : la Délégation aux Victimes du Ministère de l’intérieur, de l’outre mer, des collectivité territoriales et de l’immigration, le Fonds de Garantie, le Service des droits des femmes et de l'égalité entre les femmes et les hommes du Ministère des solidarités et de la cohésion sociale, la Mairie de Paris, le Service de l'accès au droit, à la justice et de l'aide aux victimes du Ministère de la justice et des libertés, le Ministère des affaires étrangères et européennes.
Dans le Village " Prévention Enfants " : Venez découvrir les ateliers proposés par la Police Nationale et la Gendarmerie Nationale.

Risques Internet : Parents et enfants, soyez vigilants et luttez contre la cybercriminalité.

Le racket : Les enfants ne doivent pas avoir peur d’aller à l’école. Protégeons-les contre cette violence qui débute dès l’école primaire.

Les risques domestiques : Tous les jours, 2 000 enfants de moins de 6 ans sont victimes d’accident de la vie courante. Découvrez les mesures à prendre pour sécuriser votre maison et éviter les mauvaises surprises.

La prévention routière : Protégez vos enfants des accidents de la route. Testez les effets de l’alcool sur votre vue grâce au simulateur de l’altération visuelle.
Pour consulter le programme intégral de la manifestation, cliquez ici :  http://www.journee-europeenne-des-victimes.fr/rep-journee.html

mardi 22 juin 2010

La loi sur les violences conjugales devant le Sénat : la vigilance reste de mise

Les violences conjugales au sein du couple devant le Sénat : la vigilance reste de mise. 

C'est aujourd'hui, 22 juin 2010, que le Sénat examine la proposition de loi renforçant la protection des victimes et la prévention et la répression des violences faites aux femmes. Après les atermoiements qui ont laissé craindre que ce texte ne soit pas examiné avant la fin de la session parlementaire ordinaire, la vigilance devra rester de mise pour que la montagne n'accouche pas d'une souris. Passé le cap de l'adoption, il faudra également veiller à ce que le texte de Loi soit accompagné des moyens pour sa mise en oeuvre ne serait-ce qu'au niveau de la formation des personnes et institutions appelees a en connaitre. 

Que la montagne accouche d'une souris, c'est précisément la crainte de plusieurs associations qui appellent a se reunir des ce 22 juin 2010 de 18h00 à 20h00 devant le Senat. Reunies au sein du Collectif National pour les Droits des Femmes, elles deplorent, en effet, que le texte amende avant son examen par les senateurs ( qui s'intitule désormais " proposition de loi renforçant la protection des victimes et la prévention et la répression des violences au sein du couple ou commises spécifiquement contre les femmes " ), soit en regression par rapport à celui voté par l'Assemblée Nationale notamment en ce sens que :

- la possibilité de médiation pénale réapparaît pour les femmes victimes de violences conjugales qui ne bénéficieraient pas d’une ordonnance de protection.
- la suppression des articles de la loi concernant le harcèlement sexuel qui en donnaient une définition et une description des mécanismes bien meilleurs que ceux existant
- une tonalité générale du texte soupçonneux vis à vis des femmes victimes, comme celle que l’on rencontrait auparavant.

De son côté, l'association ECVF, l'association d’Elu/es contre les violences faites aux femmes, rendait hommage à Elodie Foucher, Cosette Petit, Ginette Hillion ainsi qu'à toutes les femmes encore récemment mortes sous les coups de leurs conjoints. 


Tout en alertant, dans un communiqué de presse du 21 juin 2010, sur la banalisation et les " minimisations systématiques [qui] relèguent encore et toujours les violences faites aux femmes dans la sphère privée et les ramènent au niveau d’une simple dispute.", elle appelait à " cesser d’escamoter la réalité de ces crimes" et à " allouer les moyens nécessaire pour faire appliquer cette loi."

Car au delà du texte, tout l'enjeu est là : les moyens necessaires a sa mise en oeuvre seront ils reunis. Si, concernant le calendrier, le texte doit revenir le 28 juin 2010 pour une deuxième lecture à l’Assemblée nationale et peut-être une adoption définitive, chacun aura compris que le chemin risque d'être encore long.

dimanche 9 mai 2010

Etats Généraux de la Femme 2010 : peu de places aux violences conjugales !

Violence, précarité et discrimination aux Etats Généraux de la Femme 2010.

Après sept mois de débats et des rendez-vous dans cinq villes de France (Lille, Lyon, Marseille, Paris et Bondy) où de nombreuses femmes ont pris la parole, le magazine ELLE clôturait le 7 mai dernier les Etats généraux de la femme 2010 lors d'un grand rassemblement à Sciences Po à Paris. Certains pouvaient suivre les débats en direct en vidéo sur ELLE.fr et quelques privilegies et plusieurs centaines de privilegiées étaient conviés pour l'occasion. Faisant partie de ces dernieres, le déplacement ne fut pas vain puisque, il ne s'agissait pas d'une pure opération de com comme a pu l'écrire Mry qui a certes remarqué que les femmes avaient parlé mais ne les a vraisemblablement pas écoutées et qui, en guise de com, a surtout fait la sienne.

La manifestation était remarquablement organisée et articulée autour de 4 tables rondes "Femmes et pouvoir" , "Liberté, maternité, sexualité", "Violence, précarité et discrimination" et "Les stéréotypes ont la vie dure", les restitutions furent riches en enseignement. Il reste que sur le sujet qui me tenait plus particulièrement à coeur, celui des violences faites aux femmes et plus précisément des violences conjugales, il s'en est fallu de peu que je reste sur ma faim.

Il y eut certes beaucoup d'émotion lorsque Kahina Benziane, la soeur aînée de Sohane, brûlée vive en 2002 à Vitry sur Seine, a rendu hommage à sa soeur, beaucoup d'intérêt  prêté aux propos tenus par Jeannette Bougrab, présidente de la Halde, venue s'exprimer sur les discriminations et la précarité, qui furent confirmés par Françoise Milewski, chercheuse à l’OFCE, et même un peu de surprise lorsque Naky Sy Savané, comédienne d’origine africaine, a entonné une chanson africaine avant d'évoquer la question de l'excision.

Il est seulement permis de se demander, comme me le faisait justement remarquer une jeune femme, si en cette année 2010 où les violences faites aux femmes sont consacrées Grande Cause Nationale, ce thème n'aurait pas mérité une table ronde à lui tout seul.

Certes, comme le soulignait assez justement Olympe (du plafond de verre), la question de la violence faite aux femmes bénéficie d'une audience dont ne jouissent pas d'autres sujets de société. A cela,  j'objecterai pourtant, qu'en la matière, nous sommes surtout habitués à la dure réalité des chiffres et aux trop nombreux faits divers.

En revanche, quel est le quotidien des femmes victimes de violences conjugales, qui sont elles, comment assument-elles leur rôle de mère au milieu de l'enfer conjugal, sont elles encore plus touchées par la précarité et cette même précarité est-elle seulement d'ordre pecuniaire, n'est-elle pas aussi matérielle ou morale ? Quels écueils rencontrent elles au niveau de la Loi, de la Justice, de la Société et quels changements attendent-elles ? Ce sont autant de questions que nous pouvions nous poser mais qui n'étaient au programme d'aucun intervenant puisque même Gisèle Halimi qui préside l'Association "Choisir la cause des Femmes" dont le but est aussi de " dénoncer et lutter contre les violences physiques et morales faites aux femmes " avait décidé de consacrer son intervention à la très intéressante question de la clause de l'Europeenne la plus favorisée.

Les violences conjugales auraient donc pu rester le parent pauvre de la journée de clôture des Etats Généraux de la Femme 2010 alors qu'elles ne pouvaient être passées sous silence lors de cette journée tant les chiffres confirment que les femmes en sont les premières victimes. Nous avons donc frôlé l'ecueil et ce dernier n'a été évité que par la présence très remarquée (la charmante Audrey Pulvar qui animait les débats s'exclamant d'ailleurs "mais vous êtes partout") de participantes membres de l'Association SOS Les Mamans résolument décidées à se faire entendre.

Une première " maman de SOS Les Mamans " aborda la difficulté supplémentaire engendrée par la maternité là où la violence entraîne déjà précarité, exclusion, asservissement et vulnérabilité, une seconde qui dissimulait à peine son émotion témoigna du parcours judiciaire et de la double peine des victimes, avant que la Présidente de l'Association SOS LES MAMANS ne rappelle :
"qu’une femme, et bien souvent une mère, meure tous les 3 jours en France sous les coups de son conjoint. Selon l’Observatoire national de la délinquance, seulement 10% des femmes déposent plainte si l’auteur est ce conjoint, et 8% s’il s’agit d’un autre membre de la famille. Il faut savoir que la justice familiale ne prend pas en compte les violences conjugales (deux procédures différentes), et ces violences perdurent à l'occasion de l'exercice de l'autorité parentale. En France, 4 millions d'enfants sont témoins de violences conjugales et 235 000 enfants seraient en danger. Les femmes, les mères se retrouvent devant un choix impossible. Soit, elles respectent le droit de visite avec le risque des violences que cela entraîne, soit, elles éloignent leur enfant, mais deviennent alors des délinquantes aux yeux de la loi ! ".

Qu'elles soient remerciées d'avoir mis en lumière la difficulté des mères de plus en plus fragilisées par le système (Elles représentent 54% des personnes prises en charge avec leurs enfants par le secours catholique en 2009) et de plus en plus séparées aussi (1 sur 3 aujourd'hui contre 1 sur 10 dans les années 60)" et d'avoir attiré l'attention sur le fait que, dans un contexte de crise économique, ce sont aussi les plus atteintes par la précarité.

A titre d'exemple, dans une société où la mobilité est de mise, ces femmes s'exposent au risque d'être soupconnées de vouloir éloigner leur(s) enfant(s) du père et de voir ainsi modifier les modalités de la résidence des enfants si elle obéissent a des impératifs professionnels. Il est regrettable que cette question n'ait pas été plus amplement développée par le Magazine Elle et cela d'autant plus qu'une majorité d'hommes se sont emparés des commentaires sous l'article " Violences : mourir dans le silence ce n'est pas possible ". Si chacun dispose de la liberté d'expression, qu'il nous soit permis de nous interroger sur le point de savoir si la modération n'aurait pas été de mise dès lors qu'il est difficilement tolérable de lire sur un tel sujet des commentaires tels que " On n'a pas le droit de dire qu'il y a des hommes qui souffrent ? S'il y en a effectivement peu qui meurent sous les coups de leur femme ou compagne (la nature ayant bien fait les choses), combien sont poussés au suicide ou à l'autodestruction par des mégères pas du tout apprivoisées ? Combien d'hommes à qualités égales obtiennent-ils la garde de leurs enfants ? A revenu égal, quelle est la proportion de femmes et d'hommes condamnés à des prestations compensatoires et à des contributions pharaoniques ? La victimisation à outrance à laquelle nous assistons ne sert pas la cause des femmes ".

Naturellement, ceux qui osent opposer à la douleur des maux et aux blessures aux corps et à  l'âme, la souffrance de leur porte-monnaie n'abuseront personne. Gardons, cependant, l'espoir qu'au delà de la prise de paroles de victimes qui n'avaient pas ete pressenties, un Magazine comme Elle apporte un réel éclairage sur la violence dont sont victimes ces femmes victimes et à travers elles leurs enfants en leur donnant un réel espace de paroles. La rubrique était d'ailleurs intitulée "La Parole aux femmes". En l'état, je suis restée sur ma faim.

vendredi 26 février 2010

Violences conjugales : la nouvelle proposition de Loi au sommaire de "Revu et Corrigé" sur France 5 le 27 février 2010

La Loi sur la violence faite aux femmes au sommaire de "Revu et corrigé" sur France 5 le 27 fevrier 2010

Pour patienter en attendant nos commentaires sur la nouvelle proposition de Loi adoptée le 25 février 2010 par l'Assemblée Nationalei, le sujet sera au sommaire de l'émission " Revu et Corrigé " présentée par Paul Amar sur France 5 le 27 février 2010 de 19h00 à 20h30

Dans cette émission, Paul Amar et ses chroniqueuses décortiquent les faits marquants de l'actualité en multipliant les reportages et les débats en plateau. Au total, durant 90 minutes, l'animateur et ses invités braquent les projecteurs sur quatre à cinq événements mis en perspective. Comme toujours, le public peut participer, en intervenant sur le plateau ou en envoyant des SMS.

Autour de Paul Amar, Laetitia Allemand, Maud Guillaumin, Julie Martin, l'émission réunira les invités suivants : Clémentine Autain ( membre de la Fédération pour une alternative sociale et écologique ), Franck Riester ( député UMP ), Yaël Mellul ( avocate, spécialiste dans la lutte contre les violence faites aux femmes ), Annick Kayitesi ( rescapée du génocide rwandais ), Gérard Audureau ( président de l'Association des droits des non fumeurs )
Au sommaire :
  • - Conseil constitutionnel et Cour des comptes : Nicolas Sarkozy joue l'ouverture
  • - Total : vers la fin du conflit social ?
  • - Quel avenir pour nos agriculteurs ? Un jeune exploitant témoigne
  • - Une nouvelle loi contre la violence faite aux femmes
  • - Rwanda : la France reconnaît ses erreurs ; les rescapés n'oublient pas le génocide
  • - Campagne choc contre la cigarette : efficace ou excessif ?
  • - Michel Boujenah... «Enfin libre» !

dimanche 7 février 2010

Aix-en-Provence : Marquée au fer rouge pour avoir voulu le quitter !

Marquée au fer rouge pour avoir voulu le quitter !

Voila ce qu'il en coute à une jeune femme de 22 ans pour avoir tenté de quitter l'homme avec lequel elle avait noué une relation amoureuse tout juste 3 mois plus tôt. 

Les faits se passent dans la région d'Aix-en-Provence, très exactement à Fos-sur-Mer et sont relatés par la Provence qui précise que le jeune homme de 30 ans était " connu des services judiciaires pour des faits de violences [et] a été écroué dans l'attente de sa comparution immédiate au tribunal correctionnel ". 

Cette fois, ce ne sont ni plus ni moins que des méthodes d'un autre âge ... Mais où s'arrêteront-ils dans la barbarie ?

Source : la Provence

mercredi 9 décembre 2009

La marche mondiale des femmes 2010 : ce sera aussi contre les violences envers les femmes !


MARCHE MONDIALE DES FEMMES 2010 : du 8 mars au 17 octobre 2010, s'articulera autour de 4 thèmes dont les violences envers les femmes.

La Marche mondiale des Femmes est mouvement mondial d’actions féministes lancée par la Fédération des femmes du Québec. L'idée un peu folle était de réaliser un  « tour du monde féministe » en faisant marcher toutes les femmes du monde, sur les mêmes revendications, aux mêmes moments, dans un maximum de pays et de continents. Près de 6 000 groupes de 161 pays différents ont rejoint la marche mondiale des femmes contre la pauvreté et la violence faite aux femmes.

L'un des thèmes 2010 est précisément la violence envers les femmes. La marche mondiale des femmes appelle à combattre les violences envers les femmes, en comprendre les causes, comment elles se manifestent et rendre visibles toutes les formes de résistance des femmes, notamment collectives, face à la violence sexiste. Elle exige des législations appropriées, ainsi qu’une éducation non sexiste et laïque afin de ne pas reproduire des comportements machistes et sexistes imprégnés dans les mentalités.


Entre le 8 mars et le 17 octobre 2010, des actions collectives seront menées en France, en Europe et en Afrique parmi lesquelles :
  • Organisation de marches du 8 au 18 mars 2010 dans tous les pays possibles avec célébration des 100 ans de la « Journée internationale pour les droits des femmes »;
  • Actions le 24 mai (journée mondiale des femmes pour la paix) ou/et le 21 septembre 2010 (journée mondiale pour la paix), pour dénoncer le rôle des industries de l’armement des pays occidentaux dans les conflits.
  • Organisation d’une campagne mondiale contre le système prostitutionnel à l'occasion de la Coupe du monde de football, dont la prochaine édition se tiendra en Afrique du Sud en juillet 2010 ;
  • Organisation d'une journée de solidarité féministe le 17 octobre 2010, journée internationale de lutte contre la pauvreté, au moment du rassemblement mondial à Bukavu en RDC ;
  • une MANIFESTATION NATIONALE en France suivie d'un FORUM / DEBAT les 12 et 13 juin 2010.

« Changer la vie des femmes pour changer le monde, 
changer le monde pour changer la vie des femmes »

Si l'initiative vous intéresse et que vous souhaitez vous engager dans la préparation de l’action de la Marche de 2010, que vous soyez un-e individu-e, une association, une collectivité, une organisation, entrez en contact avec la Coordination française de la Marche Mondiale des Femmes pour :
  • Participer aux réunions physiques, aux groupes de discussion par Internet, par thèmes, visant à construire des revendications communes ; 
  • Proposer ou participer à des actions concrètes de mobilisation pour 2010 ; 
  • Apporter des appuis techniques, humains ou financiers; 
  • Relayer les informations auprès de vos réseaux, etc.
Pour joindre le Collectif d'organisation de la 3ème Marche Mondiale des Femmes : 01 44 62 12 04 ; marchfem[at]rezisti.org ou sur le site internet de la délégation française de la marche mondiale des Femmes

mardi 8 décembre 2009

Générations Famille spécial "violences dans le couple" : à revoir sur M6 Replay

Générations Famille spécial " violences dans le couple " : Vous avez été nombreux à nous demander si l'émission de Karine Le Marchand " Générations Famille " du 7 décembre 2009 était rediffusée. Si vous ne captez pas les chaînes de télévision françaises ( et c'est essentiellement la raison invoquée ), sachez que vous pouvez revoir l'émission Generations Famille gratuitement pendant quelques jours encore sur M6 Replay.

mercredi 25 novembre 2009

2010 : Apprenons à nos enfants autre chose que les violences conjugales !


Le voici :
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Ce dernier met en scène des enfants. Encore un vaste sujet sur lequel nous reviendrons tant il est vrai qu'eux aussi ont droit à vivre autre chose ...

mardi 24 novembre 2009

Violences conjugales : les enfants apprennent de leurs parents aussi sur ce sujet !


" Les enfants apprennent beaucoup de leurs parents, y compris les violences conjugales " : Tel est le slogan de la nouvelle campagne de communication sur les violences faites aux femmes lancee ce 24 novembre 2009 par Nadine Morano, Secrétaire d'Etat chargée de la Famille et de la Solidarité.

Ce spot audiovisuel a vocation à sensibiliser non seulement les victimes mais également leurs conjoints en mettant en scène des enfants.

Ce spot sera diffusé gracieusement par des chaînes de télévision engagées sur cette cause à partir du 25 novembre 2009. Nadine Morano a également souhaité s'adresser sous forme de bannières vidéo du film à la communauté internet.

Dans l'immédiat, on peut decouvrir ce spot sur le site dédié aux femmes victimes de violences : www.stop-violences-femmes.gouv.fr mais aussi sur M6 Bonus en avant premiere.
Source : http://gouvactu.adminet.fr/

Les violences conjugales sont parfois psychologiques : Raphaëlle Ricci témoigne pour rappeler que personne n'est épargné !


Les violences conjugales n'épargnent personne. Toutes et tous nous pouvons en être victimes. Les violences conjugales sont parfois physiques mais elles sont toujours et parfois seulement psychologiques.

C'est en substance le message que tente de faire passer Raphaëlle Ricci à travers son livre " Je ne chanterai pas ce soir ". Si l'interview est en retrait par rapport au vécu décrit dans son livre, voici une vidéo de l'émission 10h00 Le Mag sur TF1 diffusée aujourd'hui où la Star du petit écran revient sur cette tranche de vie avec un manipulateur pervers narcissique car Vladimir était de ces hommes, biens sous tous rapports en apparence, qui cachent une vraie personnalité destructrice dans l'intimité du domicile conjugal.

voir la vidéo en cliquant sur le lien. Son témoignage commence à la minute 2.21.

lundi 23 novembre 2009

Le Label "Grande Cause Nationale 2010" pour lutter contre les violences faites aux femmes


Mercredi 25 novembre 2009, le Premier ministre, François Fillon, prononcera, à 12h00 à l’Hôtel Matignon, un discours à l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes.

Le Premier Ministre devrait annoncer, comme il s’y est engagé le 25 novembre 2008 devant les associations concernées, son intention d’attribuer le label " Grande Cause nationale pour 2010 " à un collectif de 25 associations de lutte contre les violences faites aux femmes.

Désormais, le Gouvernement décide donc donner une impulsion supplémentaire aux campagnes visant à communiquer sur la Lutte contre les Violences Faites aux Femmes en lui octroyant des moyens d’action plus importants.

Un appel à candidatures a été lancé le 27 octobre dernier. Les demandes d’agrément du label » campagne d’intérêt général » doivent être adressées avant le 27 novembre 2009.

Plus d'infos sur le Droit a la Parole

Meaux : Une marche pour dénoncer les violences conjugales le 23 novembre 2009


Pourquoi ce 23 novembre et non pas le 25 novembre, journée internationale de lutte contre le violences faites aux femmes ?

Rien de volontaire dans tout cela. Juste un hasard de dates qui veut que ce 20 novembre, c'est un nouveau drame de la violence conjugale qui a frappé la ville de Meaux en Seine et Marne et  on ne peut plus cruellement.

Vendredi soir, à 18 heures, Kavidha avait terminé sa journée de travail à Lizy-sur-Ourcq. Elle était ensuite allée chercher sa fille âgée de 8 ans à l’école. Quelques minutes plus tard, elle sera retrouvée brulée à 70% après avoir été aspergée d’essence dans un square du quartier de Beauval à une trentaine de mètres de l’entrée de l'immeuble où elle partageait il y a 3 ou 4 mois encore un appartement avait son mari.

Une demi-heure plus tard, c'est effectivement le mari, âgé de 43 ans, qui a été arrêté par les fonctionnaires du commissariat de police de Meaux. Il semblerait qu'il nie les faits.

Quant à Kavidha, la jeune femme de 29 ans a été évacuée à l’hôpital de Meaux avant d'être transférée plus tard dans la soirée par hélicoptère vers le service des grands brûlés de l’hôpital militaire Percy à Clamart (Hauts-de-Seine). Aucune information ne circule actuellement sur son état de santé.

samedi 21 novembre 2009

Lyon et environs : Festival Brisez le silence contre les violences conjugales


5eme édition du festival Brisez le Silence contre les violences conjugales du 17 au 26 Novembre 2009.

En Rhône-Alpes, dans la région Lyonnaise, ce n'est ni plus ni moins qu'un Festival qui est consacré à la lutte contre les violences conjugales. Il y a 4 ans avait lieu la première édition de " Brisez le Silence " avec l’organisation d’un concert avec Paris Combo et Khaban. Cinq editions plus tard, l’équipe de filactions se mobilise de nouveau pour proposer 10 jours de festivités. Toujours un seul et même objectif : informer et sensibiliser aux violences conjugales qui continuent de tuer une femme tous les deux jours en France.
L'édition 2009 a déjà commencé mais se poursuivra jusqu'au 26 novembre. Découvrez un avant-goût du programme ci-dessous (lien vers le programme détaillé en fin d'article )
  • Mardi 17 novembre : 20h30 MJC Monplaisir : Inauguration et création de danse : Anita Mauro - Entrée libre / inscription conseillée
  • Mercredi 18 novembre : 15h Centre social Les Barolles, Saint-Genis Laval : Après midi théâtre Forum avec la Cie L’Improdrôme sur le thème des relations filles-garçons - Gratuit / Insciption obligatoire
  • Jeudi 19 novembre : 20h Marché Gare -concert Ali Boulo Santo, Les Doigts de l’Homme, Datune
  • Vendredi 20 novembre : 14h Salon des Archives, Hotel de Ville Lyon - Colloque : Violences connjugales : quelles conséquences et quelles prises en charge pour les enfants témoins ?
  • Vendredi 20 novembre : 20h30 MJC Monplaisir - Théâtre : Amazones – Compagnie Théâtre dire d’étoile. Ecriture-conte-jeu : Françoise Barret
  • Samedi 21 novembre : 14h - 16h00 Place Carnot- Place Louis Pradel - Déambulation - Participation libre et ouverte à tous
  • Lundi 23 novembre : 19h Café Brasserie de La Cloche - Lyon - Rencontre littéraire autour du livre " La Gifle " de Sabrina R. - Entrée libre
  • Lundi 23 novembre : 9h30 Cinéma les Alizés- Bron - Projection / Débat autour du film " La journée de la Jupe " de Jean-Paul Lilienfeld
  • Mardi 24 novembre : 9h00 – 17h30 Salle Irène Joliot Curie- Vénissieux - village associatif
  • Mercredi 25 Novembre : 20h : Ninkasi Kao - Lyon - Concert : Camille Bazbaz, Les joyeux Urbains, Buridane
  • Jeudi 26 Novembre : Maison des passages- Lyon - Soirée Slam : Yamlayam et restitution des appels à projets - Places payantes réservables à filactions

Le festival Brisez le Silence, c'est aussi les appels à projets pour impliquer les jeunes dans la lutte contre les violences. Depuis 2007, des ateliers de réflexion et de création pour les jeunes sont organisés autour de la thématique des relations amoureuses, du respect et de l’égalité, des violences ... L’objectif de ces ateliers est de permettre aux jeunes d’échanger sur ces thématiques et de réaliser une création artistique qui sera présentée à l’occasion du festival. Ces ateliers sont portés à la fois par filactions et par les structures partenaires qui peuvent être des centres sociaux, des MJC, des missions locales ou des foyers de jeunes travailleurs. A cette occasion, nous proposons deux types d’ateliers.
  • Ateliers Slam animés par Yamlayam, chanteuse et slameuse.
  • Ateliers théâtre forum animés par la Compagnie l’Improdrome.

Plus d'infos : Filactions

vendredi 20 novembre 2009

Paris 18eme : exposition de 192 " Dolorès" pour mettre en lumière les violences faites aux femmes


Dolorès met en Lumière les violences faites aux femmes : 192 poupées en hommage aux victimes décédées.

Parce que les violences faites aux femmes passent trop souvent inaperçues, l'exposition Dolores à La Mairie de Paris 18eme, présente, du 25 novembre au 5 décembre 2009, 192 poupées en hommage aux 192 victimes décédées en 2008 suite à des violences conjugales.

Ces dernieres sont l'oeuvre de l'artiste plasticienne Séverine Bourguignon. Cette dernière, illustratrice et animatrice d'ateliers en entreprise, a déjà côtoyé la violence conjugale par intermédiaire interposé puisqu'elle a animé des ateliers au Relais de Sénart près de Melun en proposant aux femmes victimes de violences conjugales de s'exprimer via l'outil des arts plastiques. Le titre de l'exposition « Dolorès » fait référence, comme chacun l'a compris au prénom hispanique signifiant « douleurs ». Chaque poupée, à la façon des rites vaudous, est blessée dans sa matière par l'artiste, une poupée symbolisant le décès d'une femme suite à des violences conjugales.

Cette installation est le fruit du travail mené par l'atelier de création de la styliste Sakina M'Sa, organisé par l'association Daika, un atelier hebdomadaire de couture au cours duquel des personnes se trouvant dans une démarche de réinsertion professionnelle ou motivées par le projet ont confectionné les poupées composant l'installation Dolorès.

Notez qu'une vingtaine d'artistes-plasticiens internationaux participeront également à l'installation en créant chacun une Dolorès qui viendra d'Espagne, de Serbie, d'Israël, de Chypre pour mieux rappeler que le phénomène des violences faites aux femmes est mondial.

Plus d'infos : Du 25 novembre au 5 décembre - A la mairie du 18e - Hall central - 1 place Jules Joffrin - M° Jules Joffrin - vernissage le 25 novembre à partir de 18h

lundi 16 novembre 2009

Seine-Saint-Denis : Les hommes partent en croisade contre les violences faites aux femmes

Violences faites aux femmes : en Seine Saint Denis, les hommes partent en croisade 5 ans après la campagne " Les hommes parlent aux hommes " pour clamer des slogans tels que « insulter n’est pas aimer » ou dénoncer le viol sur dix mille affiches et cent mille cartes postales distribuées dans les lieux publics.

Pas de visuels dans l'immédiat pour cette campagne mais le Parisien précisait que cette dernière est élargie à toutes les formes de violences qui blessent les femmes, et n’oublie ni les mots qui font mal ni la prostitution. Ni les petites humiliations ni le sexisme au quotidien.

26 villes sont signataires de cette campagne.

Une belle initiative car même si ce ne sont pas forcément les hommes qui parlent le mieux de la violence faite aux femmes, leurs propos ont de fortes chances d'être mieux entendus par la gente masculine. Sans avoir vu les affiches, déjà bravo pour cette initiative.

vendredi 13 novembre 2009

Femmes : quand la pauvreté accroît la détresse des victimes de violences conjugales

Actualités en Région Midi Pyrénées : Rodez - La crise affecte plus sérieusement les femmes. Beaucoup vivent en dessous du seuil de pauvreté, une difficulté supplémentaire lorsqu'elles ont été victimes de violences conjugales.

" Les femmes sont souvent les premières victimes de la pauvreté ", indique Bernard Deltort, le président de la délégation de l'Aveyron du Secours Catholique. Les femmes représentent 54,4 % des personnes accueillies en 2008 par l'association. Parmi elles, 90 % vivent en dessous du seuil de pauvreté. « la crise actuelle et son impact sur l'emploi rendent encore plus incertaine l'amélioration de leur situation. Plus d'une sur deux ne vit que de transferts sociaux », ajoute-t-il. Le Secours Catholique de Rodez a mis à la disposition de personnes ayant un projet d'insertion six logements tout confort. Fatima, à peine de âgée de 31 ans bénéficie actuellement de cette aide. Victime de violences conjugales elle a tout quitté pour venir s'installer en Aveyron, son témoignage est édifiant et surtout bouleversant. Lire la suite sur la Depêche

mercredi 11 novembre 2009

Une marche en hommage à Irène le 13 novembre 2009 à Gennevilliers ( Hauts de Seine )

Marche contre les violences faites aux femmes en hommage à Irène le vendredi 13 novembre 2009 à 18h00 à Gennevilliers ( Hauts de Seine )

Sans attendre le 25 novembre 2009 et le Rassemblement à l'Assemblée Nationale pour réclamer (enfin, encore, toujours ...) une loi-cadre contre les violences faites aux femmes , encore une marche en hommage à une victime de violences conjugales décédée sous les coups de son conjoint. Combien faudra-t'il de marches et donc de victimes pour être enfin entendues ?

Dans l'immédiat, mes pensées vont à Irène et surtout à ses enfants, dont une petite fille de 18 mois qui n'aura même pas le souvenir de sa mère et son fils qui n'a que 10 ans. Irène a été mortellement poignardée par son conjoint devant sa maison le dimanche 1er novembre 2009. Elle avait confié les enfants, son fils de 10 ans et sa fille de 18 mois le matin à une voisine redoutant l'agitation du père.

Les associations L'Escale, Plein Grés, Femmes relais, Femmes Solidaires, Elles Ouvrent La Porte, engagées aux côtés des femmes appellent à une marche silencieuse le vendredi 13 novembre 2009 à 18 heures.
Le parcours partira du parvis de la mairie de Gennevilliers en direction du lieu du drame : mairie, avenue Gabriel Péri, les 3F, puis rue Louis Castel, en souvenir de Marylène qui avait connu le même sort le 23 juin, puis rue Paul Vaillant Couturier pour Irène.

Le 19 septembre 2009, une femme a été tuée à Asnières.

En 2008 en France, 156 femmes soit 1 tous les 2,5 jours, ont été tuées par leur compagnon ou ex-compagnon. Sans une mobilisation de tous et toutes, ces violences à l'encontre des femmes ne cesseront pas.

Les associations comptent sur la présence de tous et toutes pour rendre hommage à Irène et dénoncer les violences conjugales. Comme nous serons à la tombée de la nuit, apportez une lumière et donc venez avec torche, pile, lanterne .... Avec le soutien de la ville de Gennevilliers, l'aide du commissariat de police de Gennevilliers, la solidarité de la crèche Masselier, de l'Ecole des Grésillons A.

Pour en savoir plus, contactez l'Escale / FNSF centre d'accueil et d'hébergement pour femmes victimes de violences, en particulier conjugales : 01 47 33 09 53

 
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